Agriculture familiale et Unités de Transformation

Encourager l’agriculture familiale et restaurer la consommation de produits alimentaires locaux sont des priorités largement partagées (voir notamment les travaux du CFSI, du GRET du CIRAD de l’IFAD ou le baromètre des systèmes alimentaires) pour de multiples raisons :

  • Préserver la sécurité alimentaire sensible en Afrique (voir AFSA)
  • limiter l’exode rural en préservant les revenus et l’emploi local,
  • préserver la diversité biologique, les agricultrices et agriculteurs prenant soin des terres et de la diversité des cultures,
  • respecter la santé des consommateurs en concentrant la valeur sur les produits plutôt que sur les frais de publicité et d’intermédiaires,
  • limiter les déficit commercial de pays  habitués à exporter des matières premières et importer des produits finis

Mais cela représente un double défi et la question du passage à une échelle significative se pose encore :

  • Des unités de petite taille doivent acquérir une capacité d’action actuellement réservée au grandes organisations.
  • Les consommateurs doivent accorder toute leur valeur à ces productions locales malgré la puissance de promotion et d’emballage des produits importés.

Puisqu’il s’agit d’un secteur basé sur le travail plutôt que sur des machines ou des installations lourdes qui sont l’apanage de l’agro-industrie, les acteurs des filières alimentaires ont besoin de moyens de valorisation de leur travail, par exemple : prévoir les récoltes, organiser les approvisionnements, promouvoir et vendre. Ces moyens doivent être partagés et être maîtrisés par les acteurs eux-mêmes. Ils ne peuvent donc appartenir à un intervenant extérieur qui concentrera la marge.

De nombreuses études (voir le CTA) montrent que c’est aujourd’hui possible grâce au numérique et à l’Internet qui facilitent la communication, la gestion collective, l’information, le partage des compétences. Ces multiples fonctions nous ont incité à mettre au point la plateforme Alimentaire Solidaire par la pratique, en travaillant avec les bénéficiaires et en respectant les règles de l’Open Source  afin de pouvoir placer ces outils au service des communautés professionnelles travaillant dans les secteurs de l’alimentation. Nous décrivons cette méthode incrémentale et pragmatique ici.

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